ETUDE DU SABRE D'ART JAPONAIS


 
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 Tsukurukane : Olivier de Lyon

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MessageSujet: Tsukurukane : Olivier de Lyon   Mer 17 Oct 2007 - 21:47

Bonjour chers internautes,

je viens prendre part aux conversations ainsi que de me cultiver sur un sujet qui me tiens à coeur : l'étude du Sabre Japonais.

Je suis honnoré de me joindre à vous, certains pourrons me reconnaître du Forum du Rassemblement Autours de la Pratique du Sabre.

Ne vous forcez pas à lire :

Ce qui suit est un échantillon de ma vie afin que vous puissiez mieux me comprendre dans la cadre de futures discutions.

Vous pourrez y revenir si mes interventions vous interpellent :


Fils de Bijoutier, j'ai rapidement eu une forte affinité envers le métal, je me rappel avoir conservé sans cesse une sorte de petit contrepoids en acier pendant plus d'un an dans ma main, comme un fétiche...

Plus tard, vers 13ans mon père me poussa vers la bijouterie et je fis les premiers exercices : Découpe Bogfil, Limer, forger le cuivre...

Je n'avais aucun goût pour les bijoux, en revanche, les armes, plus masculine dans leurs aspect m'ont conquit dés mon plus jeune age.

Ma passion des armes me donnaient envie d'en posséder , telles que les couteaux de Henri Viallon, Bob Loveless, la Marque Condor, Cold Steel et Al Mar...

N'ayant pas assez d'argent de poche, et un atelier à disposition, plus un minimum de compétences, je décida de me mettre à la coutellerie.

Dés l'age de 15 ans, je voyageais déjà vers La maison des coutelliers de Thiers, je rendis même visite à Henry Viallon qui me voyais un avenir prometteur...

De 15 à 20 ans, j'ai réalisé une dixaine de couteaux avec de l'acier inox récupéré à Thiers, une barre en acier ressort acheté directement chez le fameux Aubert et Duval (aciers spéciaux) la vendeuse s'était bien moqué de moi, mais bon, quand on est motivé...

J'ai appris certaines techniques dans le magazine : La passion des couteliers, et glané des techniques de ci, de là...

A 18 ans, (1988) j'ai vendu ma première oeuvre une dague de vénerie de 60 cm de long en cier inox trempé à l'huile de vidange par mes soins.
Pour la trempe, j'ai pu chauffer la lame grâce au four employé pour la fonte d'or. D'ailleurs, un de mes couteau comporte des incrustations d'or car j'avais plongé la lame dans l'or en fusion...

J'ai même acheté une barre en acier Damas aux USA qu'il fallait tremper dans des mélages acides puis basiques afin de révéler les nervures.

La plupart de mes réalisations avaient leurs garnitures en laiton et les manches en bois exotique (ramené du Havre).

Lorsque mes parents invitaient mes amis à un repas, l'attraction avec le café était de montrer mes couteaux...

En définitive, ma vocation fut tracée : La création.

Je choisis une formation généraliste : Le Design Industriel.
Je fis un stage en tant que maquettiste chez Barré Design,
puis poursuivis mes études à www.artcenter.edu

Dans le domaine du Design, les armes ont mauvaise presse, une classe d'élèves à même refusé d'un prof. son sujet : concevoir une arme de science fiction.

Puis, à la fin de mes études, mon dernier projet était de combiner les bijoux et internet : pour celà, j'avais créé un univers inspiré des Runes.

Lorsque j'étais retourné dans l'entreprise parentale, j'ai travaillé à la fois sur l'image de marque et sur une ligne de bijoux basé sur les 4 éléments(1998) Or, Diamant, Rubis, Emeraude et saphir.
www.castelbijoux.com

Dés lors, je ne compte plus mes créations, dédiées à chaque être unique.

Puis, pour diverses raisons, j'ai aujourd'hui quitté la bijouterie familiale pour créer chez un sous-traitant des grandes marques de mode ainsi que créateur de sa propre marque.
www.camille.fr

J'ai récemment acheté une lame en shirasaya que j'ai revendue pour payer mon mariage.

C'est grâce à l'achat de ce Gunto que j'ai décidé de me pencher vers l'escrime japonaise : à quoi bon posséder un objet si on ne sait pas l'utiliser !

Aujourd'hui, j'ai un Iaito commandé au Japon dont j'ai remplacé la tsuba moitié bronze, moitié argent...

Ce qui me fascine dans le sabre japonais, c'est la structure de l'acier et l'aspect résultant de la forge et de la trempe sélective, le tout chargé d'histoire. La qualité du Saya, les matériaux employés dans la tsuka,
la méthode de positionnement de la tresse de soie, le habaki, les séppa, la tsuba, le fushi et le kashira, les ménuki,... chaque élément est travaillé si précisément comme s'il se suffisait à lui-même.

Je veux avoir la compétence de savoir d'où vient une lame (âme) de samourail et de connaitre les qualités de chaque faiseur d'âmes.

Je dois avouer que la fable de Kill Bill avec Hattori Hanzo m'a beaucoup séduit et que je désire en savoir plus sur les vrais créateurs de sabre.

Peut-être qu'un jour, je serais apte à me réaliser ma propre âme !

Cependant, je pense que nous polissons notre âme à chaque fois que l'on pratique l'escrime japonaise.

Olivier


Dernière édition par le Jeu 18 Oct 2007 - 21:00, édité 2 fois
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